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28 novembre 2017

Le Sony RX100 Mk4 et l'Olympus Tough TG5 en digiscopie

Des solutions de plus en plus rares pour le digiscopeur

 

L'essor énorme de la photo avec smartphone a fait fondre comme neige au soleil le marché des appareils compacts. Les marques qui s'accrochent cherchent désormais les niches non encore occupées par les smartphones : compacts à fort zoom optique, compacts experts, compacts étanches... Au total, le digiscopeur qui veut faire confiance à un APN compact trouve de moins en moins de solutions qui lui conviennent.
Dans ce cadre, au travers de l'aide fournie par des clients-amis, j'ai eu l'occasion de faire le point sur deux des derniers APN candidats à la digiscopie : le Sony RX 100 en version Mk 4
et l'Olympus Tough en version TG 5.

Des philosophies différentes

Le Sony RX 100 est un compact expert considéré depuis quelques années comme le meilleur du marché. Son grand capteur lui donne une qualité d'image de haut niveau. Depuis la version Mk3, ce modèle est équipé d'un zoom Zeiss équivalent 24-70 mm; auparavant, il était équipé d'un 28-100 mm. Avec le 28-100 déjà, il était réputé poser certains soucis de vignetage en digiscopie, et le zoom 24-70 n'a fait que rendre les choses plus délicates encore. Le capteur du RX 100 Mk 4 compte 20 Mpix et la qualité d'image reste bonne jusque 1600 ISO, ce qui est un bel avantage pour les hautes vitesses indispensables à la digiscopie.


Le zoom externe de format imposant du Sony RX 100 Mk4 participe à ses superbes qualités photographiques mais complique la vie du digiscopeur.

La série Olympus Tough propose des modèles "baroudeurs" ( tough se prononce "teuf" et signifie  costaud, résistant) étanches et d'un emploi simple comparable à celui d'un APN familial de base. L'avantage de cette série pour la digiscopie, outre la très bonne qualité d'image, est son zoom interne équivalent 25-100 mm. Il n'y a donc pas de zoom qui s'allonge et vient compliquer le positionnement de l'appareil devant la longue-vue. Le capteur du TG 5 compte 12 MPix et la qualité d'image reste bonne jusque 800 ISO, deux valeurs parfaitement satisfaisantes pour obtenir de beaux résultats en digiscopie.


Les Olympus Tough (ici un TG4) sont pergormants et ultra-pratiques en digiscopie

Les essais réalisés

 

Les deux compacts ont été essayés en combinaison avec l'adaptateur universel pivotant UDCH d'Olivon et une longue-vue Kowa TSN 883, munie d'un 30x à large champ pour le Sony RX 100 Mk4 et d'un zoom 25-60 pour l'Olympus Tough TG 5.
Sachant que la qualité d'image penchera inévitablement en faveur du Sony RX 100, même si l'Olympus Tough fait nettement mieux que de la figuration, c'est surtout en relation avec la facilité d'emploi que les essais ont eu lieu.

Sony RX 100 Mk 4 : quelques problèmes à résoudre

 

Le Sony RX 100 est muni d'un zoom de fort diamètre et dont l'extension varie avec la focale sélectionnée, entre 80 mm au zoom 24 mm, 67 mm au zoom 47 mm et 71 mm au zoom 70 mm. L'appareil est relativement lourd, avec près de 300 gr.
Le placement du Sony RX 100Mk4 devant l'oculaire ne se fait pas sans peine car le vignetage n'est pas facile à éliminer. Selon les essais très fouillés réalisés par M. Monnier, la meilleure solution consiste à ôter l'habillage caoutchouc de l'oeilleton de la longue-vue Kowa TSN 883 et à
protéger celui-ci avec un simple anneau de carton léger.


Le gros zoom externe du Sony RX 100 et son extension variable compliquent la tâche en digicopie.
© M. Monnier

En plaçant l'APN sur la position la plus reculée de la plaque pivotante de l'adaptateur UDCH Olivon et en utilisant le zoom à son maximum de 70 mm, le vignetage disparaît. Mais pour éviter un contact entre le zoom de l'APN et l'oculaire, ce qui a pour effet de mettre l'appareil en stand-by, il faut zoomer à fond (70 mm) avant de rabattre l'APN devant l'oculaire.
Une plaque d'extension pour l'UDCH existe, elle permet d'éloigner davantage l'APN et de supprimer les risques de contact, mais cela déplace d'autant plus le centre de gravité du digiscope vers l'arrière et rend son utilisation moins aisée. II y a donc là un choix personnel à faire.
Avec l'habillage caoutchouc de l'œilleton, Michel Monnier a éprouvé beaucoup de difficultés
pour parvenir à éliminer totalement le vignetage avec l'oculaire 30x W de Kowa, pourtant très favorable à la digiscopie.


Le zoom interne de l'Olympus TG 5 rend la vie du digiscopeur particulièrement simple.

Olympus Tough TG 5 : la simplicité même

Du fait de son zoom interne parfaitement dimensionné pour la digiscopie (25-100 mm), l'Olympus Tough TG 5 se positionne devant la longue-vue avec la plus grande facilité. Il n'est pas nécessaire d'ôter l'habillage caoutchouc de l'oculaire. On vient serrer en place l'adaptateur UDCH en évitant d'interférer avec la bague de zoom, et on choisit la rainure adéquate de la plaque pour fixer l'APN sans contact avec l'oculaire, en vérifiant que le pivotement de l'adaptateur s'effectue sans souci. En zoomant à mi-course (50 mm), on élimine complètement le vignetage.
L'Olympus Tough ne jouit pas de programmes comme la priorité à l'ouverture ou à la vitesse, mais il dispose  d'un mode "sports" ou "enfants" qui privilégie les hautes vitesses et est utilisable en
digiscopie.


Perdrix Choukar en famille


Pic épeiche


Pinson des Canaries


Serin des Canaries

Digiscopies réalisées par Didier Willame. Matériel : Olympus TG4, Kowa TSN 883 + 25-60x, adaptateur pivotant Olivon

Performances ou simplicité d'abord : un choix personnel

 

Les deux types d'APN compacts que nous avons ici testés en digiscopie nous offrent le luxe du choix.

Celui qui recherche la qualité de photo maximale pourra opter pour un Sony RX 100 Mk 4, mais il devra être préparé à devoir chercher la meilleure solution de placement en fonction de sa longue-vue, et peut-être à accepter un peu de vignetage. C'est un choix valable si on dispose d'une longue-vue de sommet de gamme à laquelle les performances photographiques du Sony feront justice.

Celui qui recherche davantage la facilité et la rapidité de mise en œuvre s'orientera utilement vers un Olympus TG 5. Tout en offrant un très bon niveau qualitatif en photo, cet appareil, combiné à un bon adaptateur comme l'UDCH Olivon, est un véritable rêve de simplicité pour le digiscopeur.


L'adaptateur pivotant UDCH d'Olivon est un des choix les plus pratiques et performants en digiscopie

 
 
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