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Choisir et technique

Comment choisir sa longue-vue pour le tir

Au moment d’acquérir une longue-vue pour le tir, le sportif est souvent hésitant quant aux caractéristiques de l’instrument qui lui est adapté et désorienté par une offre importante. Il a parfois tendance à viser l’économie maximale, opérant de ce fait un mauvais choix car le tir sportif dicte des contraintes sévères au moment de choisir une longue vue. Voici des conseils pour bien acheter une longue-vue pour le tir.

Longue-vue et trépied pour le tir : exigences de base

Le tir sportif impose à la longue-vue et au trépied des contraintes élevées et bien précises dans deux domaines :

  • Les performances optiques doivent être de haut niveau, puisqu’il s’agit de distinguer des impacts de quelques mm de diamètre, y compris dans des zones de la cible où le contraste est faible, et à très grande distance (100, 200 voire 300 m)

  • Le confort d'emploi : la longue-vue et son trépied de fixation doivent permettre au tireur, couché ou non, de faire un minimum de mouvements pour observer ses résultats. Ce sera moins critique pour le tir agenouillé ou debout.

La résolution de l'image
Certains tests de longues-vues font appel à une mire de l'USAF pour quantifier précisément la définition de l'image.


Longue-vue pour le tir : les performances optiques

 

Le réalisme est ici de rigueur.Quelles que soient ses performances, une longue-vue est incapable de supprimer les perturbations atmosphériques et notamment « l’effet mirage » provoqué par l’agitation des couches d'air en contact avec un sol chaud. Dans de telles circonstances, il faudra se résoudre à ramener sa cible ou à marcher. De même, si une longue-vue de haut de gamme peut encore permettre l’observation des impacts de tir à 300m de distance, c’est là un maximum absolu. Le matériel adéquat aux distances supérieures est intransportable et les perturbations atmosphériques deviennent ingérables.  
Afin de pouvoir discerner des impacts de tir de petit calibre à 100m voire au-delà, même dans les zones noires de la cible, la longue-vue doit fournir une image très précise (on parle du « piqué ») et très contrastée. Elle doit également offrir ces qualités à des facteurs de grossissement assez élevés (30 x et plus) et donc être lumineuse.
 
Jusqu’à une distance de 100m, une longue-vue de 60-65mm de diamètre avec un zoom de type 16-48 sera suffisante et offrira  l’avantage de la compacité et d'un prix plus abordable
.  Au-delà, la longue-vue devra avoir un diamètre d’objectif de l’ordre de 80mm et sera équipée d’un zoom de type 20-60. En donnant la possibilité de faire varier le grossissement, le zoom permet une meilleure adaptation aux conditions de luminosité et de perturbations ambiantes. Par faible lumière ou dans le cas de l’apparition d’un effet mirage, il vaut mieux réduire le grossissement vers 20 ou 30x. Dans une atmosphère calme et par bonne lumière, on pourra sans problème évoluer vers 40 ou 50x. Au-delà de ce facteur, le contraste diminue inévitablement, ce qui devient vite critique pour le tireur.

Les verres ED
Certaines longues-vues sont équipées de verres spéciaux dénommés « ED » (Extra-basse Dispersion), « HD » (Haute Définition), « APO » (Apochromatiques) ou « Fluorite » (d’après la nature de ces verres), selon les marques. Elles sont nettement plus chères que les longues-vues à verres « normaux », même quand ceux-ci sont pourvus d’enductions sophistiquées optimisant les résultats optiques. Les verres spéciaux à basse dispersion permettent une meilleure gestion de la lumière, limitent les halos perturbateurs et les contrastes violents en lumières frontales ou latérales et améliorent le piqué et le contraste de l’image. Ces caractéristiques peuvent constituer un avantage marquant, surtout pour le tir à grande distance. Voyez ici notre dossier sur les verres ED.

Le bon trépied pour le confort d'emploi

 

Pour le tir couché, l’accès à l’oculaire doit se situer à 20cm du sol environ et être latéral. Pas question pour le tireur de se hisser « au-dessus » de son oculaire alors qu’il est couché. Le premier besoin est donc celui d’un trépied bas mais assez stable et robuste pour supporter une longue-vue qui pèsera 1,5 kg ou davantage. Un simple trépied de table bon marché tel que ceux que les photographes utilisent sera insuffisant.
Le second besoin est une longue-vue coudée à 45° qui donne précisément un accès latéral à l’oculaire, impossible avec un modèle droit. La présence sur la longue-vue d’un collier de fixation permettant de faire pivoter celle-ci autour de son axe alors qu’elle est fixée sur le trépied est un atout, car c’est la meilleure manière de trouver la position idéale, à proximité de l’œil du tireur. Si le trépied est équipé d’une tête basculante précise et que la longue-vue n’est pas trop lourde (diamètre 60-65mm) et ne déséquilibre pas l’ensemble, on peut se passer d’un collier de fixation rotatif.



La position couchée du tireur impose à la longue-vue et au trépied des exigences particulières


Un trépied spécial ajustable au millimètre et une longue-vue à collier de fixation rotatif offrent une solution idéale



Un zoom permet au tireur d'ajuster le grossissement aux conditions de lumière ambiante et à l'éloignement de sa cible

 
 
 
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