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Les jumelles : meilleures, plus chères, plus lourdes

Meilleures, plus chères, plus lourdes

 

Dans notre article « Le bon et le moins bon », nous expliquons brièvement qu’améliorer les performances d’un instrument d’optique comme des jumelles influence logiquement son prix, mais aussi son poids. Le site d’essais allbinos.com évoque également ce phénomène, insistant notamment, tout comme nous l’avons déjà fait à maintes reprises, sur le fait qu’à partir d’un certain niveau qualitatif, toute amélioration supplémentaire coûte très cher.

Améliorer encore ce qui est déjà excellent  exige de recourir à des technologies complexes et coûteuses qui ont aussi tendance à alourdir les jumelles. Pour atténuer la prise de poids, le fabricant cherche à utiliser des matériaux plus léger (comme un corps en magnésium plutôt qu’en aluminium, un axe en titane au lieu d’acier…) mais qui sont plus coûteux (voir à ce sujet notre article sur le corps des jumelles
).

Soyons concrets

 

Afin de visualiser concrètement l’impact du niveau de performances sur le prix et le poids, nous avons comparé entre eux différents modèles de jumelles de trois grandes marques. Ces modèles ont été essayés en détail par Allbinos et ont donc reçu une note chiffrée donnant une appréciation précise de leur niveau de performances.
Chez Vortex
, nous avons comparé les modèles Diamondback (économique), Viper HD (milieu de gamme), Razor HD (haut de gamme) et Razor UHD (sommet de gamme), tous en 10x42.
Chez Zeiss
, nous avons comparé les modèles Terra ED (milieu de gamme), Conquest HD (haut de gamme), Victory HT (très haut de gamme) et Victory SF (sommet de gamme), tous en 10x42.
Chez Nikon
, nous avons comparé les Monarch 7 8x42 (milieu de gamme), Monarch HG 10x42 (haut de gamme) et EDG 8x42 (sommet de gamme).

Les courbes parlent

Le prix (courbe rouge, axe de gauche) et le poids (courbe bleue, axe de droite) des modèles sont présentés en fonction de la note qualitative Allbinos.

Nous constatons que, pour les modèles économiques, de milieu et de haut de gamme, l’évolution du prix et du poids avec le niveau qualitatif est « logique ». Un gain de 10% en note Allbinos dans la zone des 70-80% - ce qui est considérable en pratique - s’accompagne d’un doublement du prix de vente.
Payer plus permet donc effectivement d’obtenir des jumelles plus performantes.

E
nsuite, pour les 3 marques examinées et malgré quelques variations, on voit que les courbes montrent soudain un net coup de rein, avec un prix qui double alors que la note qualitative ne progresse que de quelques points entre 80 et 85%, c'est-à-dire dans le domaine de l’excellence.

Cela illustre donc concrètement et parfaitement notre propos : en sommet de gamme, un gain minime de performances se paie très cher en prix, mais aussi en poids
des jumelles

NB : si le modèle de sommet de gamme Zeiss Victory SF est plus léger que son dauphin Victory HT,  c’est parce que ce dernier est équipé de prismes d’Abbe-König afin d'optimier la transmission lumineuse.



Chacun son choix

Tant que l’on se situe dans le domaine des jumelles économiques, de milieu de gamme et de haut de gamme, on peut résumer les choses en disant « qu’on en a pour son argent ». En achetant plus cher, on obtient effectivement un instrument plus performant (image plus neutre, plus brillante, plus contrastée, plus nette au bord…). Parallèlement, les jumelles deviennent aussi un peu lourdes, du fait d’une construction plus sophistiquée et d’une robustesse supérieure (voir notre article sur la robustesse des jumelles).
Lorsqu’on se déplace vers le domaine du sommet de gamme, on constate que le prix explose littéralement (et que le poids augmente nettement), alors qu’on n’obtient plus qu’une croissance minime (imperceptible… ?) en performances.
Autant le savoir au moment de poser son choix !


 
 
 
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