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Infos Digiscopie

LONGUES-VUES DE DIGISCOPIE

La longue-vue est l'élément clef de la digiscopie. Les principales difficultés associées à la digiscopie sont

  • l'amplification des défauts optiques par les facteurs de grossissement très élevés de la longue vue, ce qui dégrade la qualité de l'image

  • la profondeur de champ très réduite et les basses vitesses de prise de vue provoquées par la faible quantité de lumière transmise à l'appareil par la longue-vue, le tout favorisant des images peu nettes

Pour être performantes, les longues-vues de digiscopie doivent donc impérativement répondre à deux critères : optique spéciale et grand diamètre

Dossier complet sur les longues-vues de digiscopie

La longue-vue de digiscopie en quelques mots

 

Les caractéristiques les plus importantes d'une bonne longue-vue de digiscopie sont


une optique ED (aussi appelée APO)
un diamètre important (80 mm)

TopOptics vous explique les verres ED

Longues-vues à optique ED / HD / APO / Fluorite...

 

Les optiques baptisées par les fabriquants "HD" (haute définition), "ED" (extra-basse dispersion), APO (apochromatiques), Fluorite (fluorure) sont équipées de verres optiques spéciaux permettant de réduire plus ou moins fortement le phénomène d'aberration chromatique.
Voyez ici notre dossier sur les verres ED. Consultez aussi notre dossier sur les aberrations.

 
Les rayonnements supportant les différentes composantes colorées de la lumière ne suivent pas rigoureusement le même chemin dans une optique "normale" (= non ED)
et l'image obtenue est entachée de franges colorées d'autant plus importantes que le grossissement est élevé. Ces auréoles le plus souvent violettes entourent les zones ou le contraste est fort. Ce défaut important se manifeste surtout sur les bords de l'image et dans les zones où la mie au point n'est pas nette.
De plus, les optiques "standards" ont tendance à produire en digiscopie des images trop dures où les couleurs sont mal respectées et les contrastes excessifs.
Ces défauts sont très bien corrigés par les optiques "spéciales" et, avec les instruments de haut de gamme, on peut considérer qu'ils sont éradiqués. C'est donc vers ce genre d'optiques, hélas nettement
plus coûteuses, qu'il faut s'orienter en digiscopie, sous peine d'être déçu de ses résultats.


L'aberration chromatique est le résultat de la séparation des couleurs lorsque la lumière traverse une lentille


Image obtenue avec APN sur une longue vue à verres standards.
Image peu définie, couleurs mal respectées, bandes violettes de chromatisme très présentes. © TopOptics


Image obtenue avec APN sur une longue vue à verres ED.
Excellente définition, couleurs parfaites, aucun chromatisme. © TopOptics





A gauche et en haut sur la loupe, digiscopie avec smartphone sur une longue-vue Olivon T 60, non équipée de verres ED. La définition de l'image est modeste et le chromatisme est bien présent. A droite et en bas sur la loupe, image similaire avec une longue-vue Olivon T 800 ED munie de verres ED. La définition est supérieure et le chromatisme est contrôlé. © TopOptics

Longues-vues à fort diamètre

 

La combinaison de la longue-vue et du zoom ne laisse passer vers le capteur de l'appareil qu'une quantité de lumière très faible. Pour obtenir une photo correctement exposée, l'appareil réagit en ouvrant au maximum son diaphragme et en allongeant sa vitesse de prise de vue. Les conséquences sont doubles :

  • la profondeur de champ est extrêmement faible (sub-centimétrique) et exige donc une mise au point très soignée (c'est l'autofocus de l'APN qui l'assure)

  • la moindre vibration produit sur l'image un flou de bougé.

 
La quantité de lumière transmise par une longue-vue est proportionnelle à la surface de sa lentille d'objectif, donc au carré de son diamètre. Ainsi, une longue-vue de 80mm sera presque deux fois plus lumineuse qu'une longue-vue de 60mm (8x8=64; 6x6=36). Le désavantage des longues-vues de fort diamètre est évidemment leur poids et leur encombrement supérieurs, ainsi que leur prix plus élevé.

Toujours dans le but de capter autant de lumière que possible, on utilisera le grossissement le plus faible sur la longue-vue (oculaire fixe 20 ou 30x ou zoom réglé à 20 ou 30x) et le minimum de zoom sur l'appareil, juste de quoi éliminer le vignettage. L'emploi d'un bon trépied, d'un bon adaptateur pour digiscopie et d'un déclencheur souple sont aussi d'une importance capitale pour réduire les soucis d'images floues.

Oculaire à champ large

 

Une des difficultés que peut rencontrer le digiscopeur est l'élimination du vignetage. Il s'agit d'un bord noir entourant toute l'image, du plus mauvais effet et perturbant les mesures de lumière effectuées par l'APN. Pour l'éliminer, il faudra actionner légèrement le zoom de l'APN, mais cela résulte en un champ plus étroit qui ne facilite pas le répérage et le cadrage des sujets. Le mieux est donc de limiter dès le départ le vignetage.
Pour cela, il faut un oculaire de longue-vue avec un champ de vision large. C'est la raison pour laquelle plusieurs marques ont abandonné les zooms 20-60x et évolué vers des zooms 25-50x à amplitude moindre mais à champ plus large, et donc plus favorables à la digiscopie. L'idéal se situe cependant dans les oculaires à focale fixe 30x ou 25x wide (= large en Anglais) qui combinent un champ très large et un grossissement idéal. Hélas, le succès des zooms en a fortement réduit la commercialisation et beaucoup de marques n'en proposent plus...
Disposer d'un oculaire à grand dégagement oculaire (LER en Anglais) permet aussi un positionnement plus facile de l'APN (moins de précision requise) devant la longue-vue et atténue les soucis de vignetage. Il sont assez rares sur le marché.


Comparaison de largeur de champ entre un zoom 20-60x, un zoom 25-50x et un oculaire 30x wide

 
 
 
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